Vern et vous

Mot du maire

Didier Moyon

Chers(ères) Concitoyennes et Concitoyens,

Après la traditionnelle période estivale, arrive pour tous la rentrée. Cette rentrée est, tous les ans, marquée par la rentrée des classes mais aussi, dans beaucoup d’organisations, par le début des procédures qui déterminent les fonctionnements de l’année suivante.

Notre commune n’échappe pas à ces principes et le mois de septembre est donc très lié au coût de la rentrée scolaire et à l’examen des éléments déterminants de la vie communale parmi lesquels les dotations de l’Etat et les principes de fiscalité. 

Pour bien comprendre le questionnement actuel des élus, relayé par les médias, voici quelques éléments de réponse.

Tout d’abord sur le coût d’une année scolaire. 

Comme dans de nombreuses communes, nous considérons avec importance les politiques que nous mettons en œuvre au profit des enfants. Ces politiques sont initiées par la commune comme le périscolaire mais aussi imposées par l’état comme la numérisation des écoles, le nombre d’encadrants.

Dans notre commune, nous mesurons le coût par élève en maternelle et en primaire. Il est respectivement de 1 350 €/an en maternelle et de 275 €/an en élémentaire, ce qui donne, compte-tenu des effectifs, un montant de 600 000 €. A ce montant, il faut ajouter, en fonctionnement, les personnels qui représentent 25 % des effectifs pour l’accompagnement, le périscolaire, les restaurants, le suivi technique des locaux et de matériels, les intervenants en sport.

Au titre des investissements aussi, des efforts importants sont réalisés dans notre commune au profit de nos enfants comme celui de l’informatisation des écoles ou réseaux, ordinateurs, vidéoprojecteurs et autres imprimantes qui sont des matériels pédagogiques à la charge des communes et non de l’éducation nationale.

Dans notre commune et sur un budget primitif de fonctionnement 2017 de 8 473 000 €, le total des dépenses scolaires se monte à plus de 1 800 000 €, soit plus de 20 % de notre budget.

Sur les baisses des dotations et de la taxe d’habitation.

Pour la réalisation, par les communes, de prestations de l’Etat, ce dernier leur reverse des dotations : la dotation générale de fonctionnement (DGF) et la dotation de solidarité rurale (DSR). En 2017, le cumul de ces dotations est de 443 438 € alors qu’il était de 1 000 000 € en 2013. Une perte de dotation de 60 % en cinq ans !!!

Il en va de même avec le projet de modification de la taxe d’habitation. Un gel de la taxe d’habitation et ce ne sera pas moins de 80 000 € de recettes en moins pour notre commune.

Au travers de la bonne «règle d’or», nous savons que les communes et les autres collectivités territoriales se doivent de voter un budget en équilibre. Alors, quand nous comparons tous les efforts budgétaires mis au service de nos enfants et les décisions de l’état, il n’est pas facile de voir cette rentrée 2017 autrement que pleine de questionnements et d’incertitudes.

Bien cordialement, 

Didier MOYON