Faut-il armer la police municipale de Vern-sur-Seiche ? Le conseil en débat lundi
Le conseil municipal de Vern-sur-Seiche se réunit lundi 5 octobre sur un seul sujet : l’armement de sa police municipale. Le maire, Stéphane Labbé, porte la proposition. La minorité arrive avec une autre réponse.
« Cela fait plusieurs années que ma police municipale m’en parle. Les policiers veulent simplement être plus sécurisés », explique l’élu. Équipés d’un tonfa et d’une bombe lacrymogène, ses agents se retrouvent, selon lui, démunis devant une personne armée. « Ce n’est pas parce qu’on est armé qu’on devient des cow-boys », ajoute-t-il.
Le débat s’ouvre dans une commune secouée par un coup de filet anti-stupéfiants au début du mois de septembre. Sept personnes avaient été interpellées, de la drogue et des armes saisies.
Ce que propose la minorité
Pour le groupe Vern demain, l’armement ne règle pas le problème posé. « Notre souhait est plutôt d’avoir un médiateur de rue, un éducateur spécialisé qui viendrait en renfort de la police municipale, ou de réorienter ses missions vers des actions de proximité », défend Sonia Arena. L’élue cite les violences intrafamiliales et l’usage de stupéfiants, deux sujets qui, selon elle, ne se traitent pas avec une arme de service.
La décision viendra après le débat
Une fois les échanges terminés, Stéphane Labbé se donnera quelques jours avant de trancher. Dans la métropole rennaise, Cesson-Sévigné arme ses policiers municipaux depuis 1978, et Chantepie doit suivre.