Onze caméras et 21 infractions identifiées en un an de vidéoprotection à Vern-sur-Seiche
Depuis le 9 janvier 2025, onze caméras de vidéoprotection enregistrent en continu plusieurs secteurs de Vern-sur-Seiche. L’installation a coûté environ 150 000 euros à la commune, dont près de 22 % couverts par le Fonds interministériel de prévention de la délinquance. Les emplacements ont été arrêtés avec le référent sûreté de la gendarmerie, entre le centre-ville et les principaux axes routiers.
Les caméras ne sont pas surveillées en direct, la commune n’ayant pas de centre de supervision urbaine. Les images sont conservées trente jours puis effacées, sauf réquisition judiciaire, et ne peuvent être visionnées que dans le cadre d’une enquête.
Cinquante visionnages, 21 infractions
Le premier bilan a été rendu public en janvier 2026 par TVR. Les onze caméras ont donné lieu à environ cinquante demandes de visionnage et à l’identification de 21 infractions, d’après les informations recueillies auprès de la mairie et de la gendarmerie. Celle-ci explique s’en servir pour repérer le passage d’un véhicule ou d’individus correspondant à la description donnée par une victime.
Le maire, Stéphane Labbé, avance de son côté une baisse « proche de 50 % » des infractions depuis l’installation. Il la présente comme une estimation : au même moment, d’autres faits enregistrés dans la commune, notamment les violences intrafamiliales, ont augmenté.
La municipalité avait annoncé qu’une seconde phase pourrait ajouter quatorze caméras sur les principaux axes routiers si la première était jugée concluante. Le détail du bilan promis avec la police municipale et la gendarmerie n’a pas été publié, la mairie n’ayant pas répondu aux questions d’Unidivers sur ce point.
Le débat sur l’armement reste ouvert
Le maire envisage désormais d’armer la police municipale, équipée aujourd’hui d’un tonfa et d’un aérosol de défense. Le sujet divise depuis la réunion publique du 5 octobre et les propos tenus ce soir-là sur les gens du voyage, que la Ligue des droits de l’homme et l’association ROVY ont jugés stigmatisants.
Le groupe d’opposition Vern demain, mené par Sonia Arena, propose plutôt de recruter un médiateur de rue. L’armement, lui, suppose une autorisation nominative du préfet, une convention de coordination avec les forces de sécurité de l’État et une formation préalable.
Pour joindre la gendarmerie de Vern-sur-Seiche, les coordonnées figurent sur une même page avec celles des autres services.