Albert Dupontel présente son nouveau film au Cinéville de Vern-sur-Seiche
Albert Dupontel a présenté son dernier long-métrage, « Il faut brûler maman », dans une salle comble du cinéma de Vern-sur-Seiche. C’était la première des avant-premières du film, encore en cours de finition : l’étalonnage et le mixage restent à réaliser. La sortie en salles est annoncée pour dans deux mois.
Le réalisateur était accompagné de Christelle Didier, directrice de postproduction. D’entrée, il a détendu la salle à sa manière : « Si vous avez des questions, des critiques, des insultes… On a fait 350 km pour les écouter, au prix du gasoil ! » Il a aussi rappelé son origine, « Breton de Bretagne », né à Saint-Brieuc.
Un « drame rigolo » qui parle de famille
Les questions ont fusé après la projection. Des spectateurs se sont dits surpris par un film loin de ce qu’ils imaginaient, d’autres y ont retrouvé des situations vécues, notamment entre frères et sœurs. L’un d’eux a confié s’être « déchiré » avec ses sœurs, avant d’ajouter que ce qu’il avait vécu se retrouve aussi chez les autres.
Les échanges ont porté sur le rapport à la mère, sur la complexité des liens familiaux et sur la mort. Une spectatrice a expliqué que le film l’avait aidée à ne plus en avoir peur. Albert Dupontel parle d’un « drame rigolo », une façon de faire émerger des révélations au sein d’une famille sans renoncer à l’humour. Il a évoqué sa propre histoire : « Ma mère a 93 ans, je m’y prépare ! »
Des séquences reprises dix ou vingt fois
Le tournage a demandé un travail important, que le réalisateur a détaillé devant le public. Certaines séquences ont été répétées dix ou vingt fois, avec des effets spéciaux et une part d’improvisation, notamment dans le travail avec l’acteur Artus.