Quatre jeunes de 17 à 20 ans mis en examen après la séquestration d'août à Vern-sur-Seiche
Le 22 août, un groupe d’hommes s’introduit dans une maison isolée de la campagne de Vern-sur-Seiche. La famille qui vient d’emménager est séquestrée et violentée. Les intrus cherchent un homme présenté comme un détenteur de cryptomonnaies, absent des lieux, et repartent sans lui. Le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, parle d’une erreur sur la propriété ciblée.
L’enquête est confiée à la section de recherches et à la brigade de recherches de Rennes, sous l’autorité de la juridiction interrégionale spécialisée de Rennes, compétente pour les faits commis en bande organisée. Elle porte sur l’arrestation, l’enlèvement, la séquestration ou la détention arbitraire de plusieurs personnes en bande organisée, sur des vols et tentatives de vols, sur l’extorsion et sur la participation à une association de malfaiteurs.
Quatre interpellations le 2 novembre
Lundi 2 novembre, les enquêteurs mènent une opération avec les pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie et la compagnie de gendarmerie départementale de Rennes. Quatre personnes âgées de 17 à 20 ans sont interpellées, en région parisienne et à Montpellier. Selon le procureur, toutes reconnaissent pendant leur garde à vue avoir participé à l’expédition.
Présentées à un juge d’instruction le 4 novembre, elles sont mises en examen. Trois sont placées en détention provisoire. La quatrième est incarcérée provisoirement « dans l’attente d’un débat qui se tiendra en début de semaine prochaine », précise Frédéric Teillet.
Deux des mis en cause présentent des antécédents judiciaires, notamment pour des atteintes aux biens. Un troisième était déjà placé sous contrôle judiciaire dans une autre affaire de violences. Ils encourent une peine de 20 ans de réclusion criminelle, ainsi que des amendes et des peines complémentaires, dont la confiscation de leurs biens et l’interdiction de séjour en certains lieux.
Les coordonnées de la gendarmerie de Vern-sur-Seiche figurent avec celles des autres services d’urgence de la commune.