À Vern-sur-Seiche, le conseil municipal soutient les travaux de l'école privée Notre-Dame
L’école Notre-Dame de Vern-sur-Seiche est en chantier depuis la rentrée. Lundi 21 septembre, le conseil municipal a voté plusieurs délibérations qui la concernent, à commencer par l’extension de son restaurant scolaire. L’établissement privé sous contrat poursuit donc ses travaux avec l’appui de la commune.
Sur le papier, le dossier est technique. Dans la salle, il a pris une autre tournure : c’est la façon dont le maire, Stéphane Labbé, a défendu les écoles de la commune qui a mis le feu aux poudres.
« Un mépris pour le service public »
L’opposition municipale dénonce un « mépris pour le service public ». Le maire, lui, réfute toute charge et résume sa position par une phrase reprise en titre par Le Télégramme : « Je dresse un simple constat sur nos écoles ». Entre les deux, le débat a débordé du conseil pour gagner les réseaux sociaux, au point que le quotidien breton y consacre deux articles dans la même journée du 23 septembre.
Derrière la passe d’armes, il y a une question qui revient à chaque budget dans les communes qui ont, comme Vern-sur-Seiche, une école publique et une école privée sous contrat. La commune de Vern compte trois écoles publiques et l’école Notre-Dame, chemin Roblot, qui accueille les enfants de la maternelle et de l’élémentaire.
Ce que la commune paie, et ce qu’elle ne paie pas
La participation financière des communes à l’enseignement privé sous contrat est encadrée depuis la loi Debré de 1959. Elle passe pour l’essentiel par le forfait communal, une somme calculée par élève et destinée aux dépenses de fonctionnement. Le bâti, lui, reste à la charge de l’organisme de gestion de l’établissement. Un conseil municipal qui accompagne des travaux dans une école privée, ou qui garantit un emprunt, sort donc du mécanisme ordinaire : il exerce un choix, qu’il doit assumer politiquement.
C’est précisément ce que l’opposition vernoise lui reproche, et ce que la majorité présente comme la continuité d’un soutien à toutes les écoles de la ville. Le débat ne s’arrêtera pas là : les travaux de Notre-Dame s’étalent sur l’année scolaire, et le sujet reviendra au moment du budget.
En savoir plus : le vœu sur le financement de l’adaptation climatique voté lors de ce même conseil municipal.