Démolisseur à Vern-sur-Seiche : permis, amiante et entreprises

Ouvrier casqué et ganté, pelle à la main, devant un tas de briques issues d'une démolition, pavillons en arrière-plan

Abattre un pavillon, faire tomber un garage, curer un ancien atelier avant de reconstruire : une démolition commence rarement par un coup de pelle, et souvent par de la paperasse. À Vern-sur-Seiche, deux diagnostics et une autorisation d’urbanisme décident du démarrage du chantier. Voici ce que la loi met à la charge du propriétaire, comment se règle le permis de démolir dans la commune, où partent les gravats, et les entreprises de démolition les plus proches.

Un point de départ, d’abord : aucune entreprise de démolition n’est immatriculée dans la commune. Les deux plus proches ont leur siège à Orgères, à 5,3 km du centre-bourg, et à Nouvoitou, à 5,5 km. Au total, le registre national des entreprises en compte 27 dans un rayon de 20 km, l’essentiel à Rennes et à Cesson-Sévigné. Le seul résultat que le registre renvoie sur le mot « démolition » à Vern-sur-Seiche est un centre de démolition automobile, aujourd’hui cessé : le nom commercial ne dit pas le métier, et c’est le code d’activité qu’il faut lire avant d’appeler.

Le repérage amiante avant démolition n’est pas une option

Le code du travail vise explicitement la démolition. La personne qui décide de l’opération, propriétaire, maître d’ouvrage ou donneur d’ordre, doit faire procéder à une recherche d’amiante avant que les travaux ne commencent. Le texte cible en priorité les immeubles construits avant l’entrée en vigueur du décret du 24 décembre 1996, qui a interdit l’amiante en France.

Source : Risques d’exposition à l’amiante, articles R. 4412-94 et suivants du code du travail, Légifrance.

La date officielle du champ d’application est connue : le dispositif du repérage amiante avant travaux s’applique aux bâtiments construits avant le 1er janvier 1997, pour tous les travaux, de la petite intervention de maintenance à la démolition. Le rapport doit être joint au document de consultation, appel d’offres ou simple demande de devis, remis aux entreprises susceptibles d’intervenir, quelle que soit leur taille, y compris les travailleurs indépendants. À Vern-sur-Seiche, cette date n’est pas un détail théorique : la commune est passée de 1 466 habitants en 1962 à 7 454 en 1999, puis 8 207 en 2023, et l’essentiel de son bâti pavillonnaire date donc d’avant 1997.

Sources : Le repérage de l’amiante avant travaux, services de l’État, et Histoire de Vern-sur-Seiche, la série de recensement reprise dans nos pages.

Deux conséquences à retenir. Le repérage est commandé par le propriétaire, pas par le démolisseur, et il doit être confié à un opérateur de repérage certifié : le rapport qui en sort est transmis aux entreprises qui vont travailler sur le bâtiment. Un démolisseur qui chiffre sans l’avoir lu travaille à l’aveugle. Ensuite, si le rapport conclut à la présence d’amiante, la démolition bascule dans un autre régime : salariés formés pour ce risque, mode opératoire écrit, protections collectives, mesures d’empoussièrement. Ce n’est plus le même chantier, ni la même organisation, et le devis doit le montrer.

À ne pas confondre avec le rapport de repérage avant démolition, qui relève du code de la santé publique et répond à une autre logique : le premier informe les entreprises, le second encadre l’opération elle-même. Sur un projet de démolition, les deux peuvent être demandés.

Le plomb : le CREP, et ce qu’il change dans un bâtiment d’avant 1949

Second document, le constat de risque d’exposition au plomb, le CREP. Il porte sur les logements construits avant le 1er janvier 1949. Le propriétaire doit le remettre au futur acquéreur ou au locataire, mais aussi, et c’est ce qui touche un chantier de démolition, une copie aux occupants et aux personnes amenées à réaliser des travaux. Dans un immeuble en copropriété, les travaux sur les parties communes susceptibles d’altérer de façon importante les revêtements doivent faire l’objet d’un CREP. Au-dessus du seuil de 1 mg/cm², avec des revêtements dégradés, le propriétaire a l’obligation de faire réaliser des travaux.

Source : Constat de risque d’exposition au plomb (CREP), Service Public.

Une précision honnête : la loi n’impose pas un CREP avant toute démolition. Elle l’exige à la vente, à la location, sur certains travaux de copropriété, et elle oblige le propriétaire à le remettre aux entreprises. Sur une maison d’avant 1949, la question du plomb se traite donc en amont, avec un diagnostiqueur certifié, et pas le matin de l’arrivée de la pelle. Un démolisseur qui réclame le CREP en même temps que le rapport amiante connaît son métier.

Le permis de démolir se vérifie avant tout le reste

Un permis de démolir est exigé avant la démolition partielle ou totale d’une construction quand la commune l’a instauré, dans le périmètre d’une opération de restauration immobilière ou dans un secteur protégé. Le régime dépend donc de la parcelle, et à Vern-sur-Seiche la réponse se demande au service urbanisme, dont les coordonnées complètes sont dans la fiche mairie.

Le dossier type comprend un plan de situation, un plan de masse coté dans les trois dimensions et une photographie du bâtiment à démolir. La demande peut être déposée par le propriétaire ou par un mandataire, y compris une entreprise autorisée pour cela, et elle se cumule avec le permis de construire quand une construction suit la démolition : un seul dossier, une seule instruction. Le délai d’instruction est de deux mois pour un permis de démolir seul, de trois mois quand il accompagne un permis de construire ou d’aménager. La mairie dispose d’un mois pour réclamer les pièces manquantes, et le pétitionnaire de trois mois pour les fournir, faute de quoi la demande est considérée comme rejetée. Sans réponse au terme du délai, l’autorisation est acquise, tacitement, et il est prudent de réclamer à la mairie le certificat attestant son absence d’opposition. L’affichage sur le terrain est obligatoire dès la notification, sur un panneau de plus de 80 cm, et il doit rester en place pendant toute la durée du chantier. L’autorisation est valable trois ans, et elle devient caduque si les travaux ne sont pas commencés dans ce délai ou s’ils sont interrompus plus d’un an.

Sources : Permis de démolir, Service Public, fiche vérifiée le 20 mars 2026, et Mairie de Vern-sur-Seiche : adresse, horaires et contacts.

À Vern-sur-Seiche, tout passe par le guichet numérique

La mairie recense le permis de démolir parmi les autorisations d’urbanisme qu’elle instruit, sur formulaire Cerfa dédié : c’est la formalité à prévoir dans le cadre d’une démolition, hors projet de construction où la démolition est précisée dans la demande de permis de construire du projet. Depuis le 1er janvier 2022, ces demandes peuvent être déposées en ligne depuis le portail usager de Rennes Métropole, qui couvre aussi les déclarations préalables, les permis de construire, les permis d’aménager et les certificats d’urbanisme, à l’exception des dossiers concernant les établissements recevant du public. Le décret n° 2024-1043 du 18 novembre 2024 a rendu ce dépôt dématérialisé obligatoire pour toute demande déposée par une personne morale, et tout dépôt papier d’une société n’est plus pris en compte. Vern-sur-Seiche compte plus de 8 000 habitants, donc au-delà du seuil de 3 500 habitants à partir duquel la règle du dépôt électronique s’applique aux personnes morales : une entreprise qui dépose pour un client le fait en ligne, pas en mairie.

Si vous passez par le papier, sachez que la mairie demande trois exemplaires pour une déclaration préalable et quatre exemplaires pour un permis de construire, et qu’un récépissé de dépôt vous est remis. Le service urbanisme est fermé le mardi après-midi.

Source : Faire des travaux : toutes formalités, Ville de Vern-sur-Seiche.

La démolition ne figure pas dans la liste des travaux à devis obligatoire

Autant le dire franchement : la démolition n’apparaît pas dans la liste des travaux et dépannages pour lesquels un devis écrit est obligatoire avant l’intervention. Cette liste couvre la maçonnerie, la plomberie, l’électricité, la couverture, la menuiserie, l’isolation, la serrurerie et quelques autres activités du bâtiment, pas la démolition seule.

Source : Devis obligatoire : activités concernées, Service Public Entreprendre.

Cela change une seule chose : sur une démolition sèche, le devis écrit n’est pas un droit que l’on peut exiger au titre de cette fiche. Mais dès que le chantier comporte une prestation de la liste, une reprise de maçonnerie après arrachage, un scellement, un raccordement, l’obligation de devis préalable revient pour cette partie. Et pour arbitrer entre trois propositions, un devis détaillé reste le seul document réellement comparable.

Où vont les gravats : la filière de Rennes Métropole

C’est le poste qu’on oublie de chiffrer, et celui qui bloque un chantier quand rien n’est prévu. Vern-sur-Seiche dépend des déchèteries de Rennes Métropole, qui compte 19 déchèteries et 6 plateformes de végétaux. Les professionnels y sont acceptés pour les encombrants, les incinérables, les gravats, les végétaux, les ferrailles et les cartons, sauf le samedi, journée réservée aux particuliers. Trois conditions : détenir une carte d’accès « producteur de déchets non ménagers », utiliser un véhicule de 3,5 tonnes de PTAC au maximum, et se limiter à 2 m³ par jour et par carte pour les dépôts en caissons. Ce service est facturé au trimestre.

Les tarifs 2026 donnent l’ordre de grandeur : 54 € le m³ pour les inertes, c’est-à-dire les gravats et déblais qui ne relèvent pas de la filière des produits et matériaux de construction du bâtiment, 54 € le m³ pour le plâtre en benne et pour les encombrants, 19 € le m³ pour le bois non traité, 24 € le m³ pour les végétaux en caisson. Les déchets qui relèvent d’une filière à responsabilité élargie du producteur, comme le plâtre en bornes, le mobilier, le bois traité ou les plastiques rigides, sont repris gratuitement. L’amiante et le fibro-ciment ne passent pas par la déchèterie : ils se traitent en appelant le numéro Info Déchets de Rennes Métropole, au 0 223 622 622.

Sources : Gestion des déchets pour les professionnels et Foire aux questions : les déchèteries, Rennes Métropole, tarifs 2026. La page déchets de la ville renvoie elle aussi vers la carte et les horaires des déchèteries.

C’est le genre de détail qui décide entre deux devis : une entreprise qui trie sur place, dépose les gravats propres en filière REP et ne paie que les déblais arrive moins cher qu’une autre qui part tout en benne. Demandez comment les déchets sont répartis, et qui paie la facture de déchèterie.

Vérifier un démolisseur en cinq points

  • Le SIRET sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr : établissement actif ou cessé, adresse déclarée, activité principale. Une société cessée ne peut pas porter votre chantier, encore faut-il s’en apercevoir avant de signer
  • Les diagnostics : qui a commandé le repérage amiante, qui a reçu le rapport, que dit le CREP pour un bâtiment d’avant 1949, et quelles protections sont prévues pour les salariés
  • L’assurance : attestation de responsabilité civile professionnelle pour l’année en cours, et garantie décennale lorsqu’une construction suit la démolition. L’attestation décennale doit être jointe aux devis et à la facture, source Garantie décennale des constructeurs
  • Les branchements : un compteur d’eau, de gaz ou d’électricité encore en service dans un bâtiment qu’on abat, c’est l’incident le plus courant des chantiers de démolition. Demandez qui fait couper, et à quelle date, avant que la pelle n’entre sur la parcelle
  • Les gravats : où vont les déchets, ce qui est trié sur place, et ce qui revient au propriétaire. Une démolition sans plan d’évacuation écrit, c’est une benne sur le trottoir sans autorisation de voirie

Les démolisseurs immatriculés les plus proches

Liste établie le 21 septembre 2026 à partir du registre national des entreprises, établissements actifs dont l’activité principale déclarée est le 43.11Z, celle de la démolition. Aucune de ces entreprises n’a d’établissement à Vern-sur-Seiche. Les lignes ci-dessous sont classées par distance depuis le centre du bourg, ce qui n’est ni une note ni une recommandation, et cette page n’entretient aucun partenariat avec elles.

EntrepriseCommuneDistanceSIRET
MAXIME TOUCHET (2DMT)Orgères 352305,3 km991 919 432 00013
SAS GALLERANDNouvoitou 354105,5 km753 113 638 00039
NIKOLAI TROCHKOVRennes 350008,3 km528 145 345 00013
BONNE PIOCHESaint-Jacques-de-la-Lande 351368,6 km898 993 274 00015
DEMOLITOORennes 357009,0 km789 544 285 00016
JEAN-CHARLES IBIMBOU (IBC DEMOLITION)Rennes 350009,2 km524 687 027 00028
MARIO BODIN (BODIN DEMOLITION)Cesson-Sévigné 355109,5 km878 093 558 00012
SATTORennes 350009,6 km994 494 672 00011
SARL SDNTP GROUPE FRANCE DEMOLITIONSaint-Jacques-de-la-Lande 351369,7 km519 396 246 00018
ISMAIL SERTKAYA (ISMA’BAT35)Rennes 357009,8 km793 347 964 00025
SASU DEMOLITION OUEST SERVICE (SASU DOS)Cesson-Sévigné 355109,8 km980 656 219 00022

Les distances sont des ordres de grandeur calculés depuis le centre de Vern-sur-Seiche, pas des itinéraires. La liste s’arrête à moins de 10 km, mais 27 établissements de démolition sont immatriculés dans un rayon de 20 km, dont plusieurs à Crévin, Châteaubourg, Mordelles, Melesse et Pléchâtel. Le code d’activité ne dit pas non plus tout : certaines de ces entreprises font du curage et de la déconstruction, d’autres du terrassement, plusieurs combinent tout cela sans être spécialisées dans l’amiante. Les trois questions à poser au téléphone restent les mêmes : l’entreprise se déplace-t-elle à Vern-sur-Seiche, a-t-elle l’habitude de travailler avec un repérage amiante, et faut-il prévoir une autorisation de voirie pour la benne.

Ce qui fait varier un devis de démolition

  • Le volume et la nature du bâti : un pavillon en parpaings avec charpente, une dalle en béton armé et une ossature métallique ne se démolissent pas avec les mêmes engins
  • L’accès et la place de manœuvre : une parcelle en cœur de lotissement avec un portail étroit ne se travaille pas comme un terrain ouvert sur rue
  • L’amiante et le plomb : le désamiantage préalable est un chantier dans le chantier, avec ses protections, ses mesures et sa filière d’évacuation dédiée
  • Le curage avant démolition : mobilier, cloisons, plomberie, menuiseries, tout ce qui doit partir avant que la structure tombe
  • La mitoyenneté : étaiement, protection des voisins, découpe au lieu du foudroiement, et parfois un constat d’huissier avant travaux
  • L’évacuation : nombre de camions, tonnage, tri sur place, dépôt en déchèterie professionnelle et tarifs au m³, sans oublier l’autorisation de voirie quand la benne occupe la chaussée
  • La rareté des terres et le remblaiement : une cave, une piscine à combler ou un vide sanitaire à remblayer se chiffrent en m³ de matériaux apportés, un poste qui surprend souvent
  • La remise en état : nivellement, remblai, clôture provisoire ou définitive, et ce que le propriétaire veut retrouver à la fin du chantier

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